Je n'ai pas oublié la première fois où tu as enfermé mes poignets dans tes bracelets. Je n'oublierai jamais la douceur de ton regard à ce moment-là, la délicatesse de tes gestes, ton attention à ne pas trop les serrer. Derrière ton sourire plein de tendresse, j'ai pourtant vu la peur, malgré tout, la peur de mal faire, de faire mal, la peur de décevoir, celle d'aller trop vite, d'être incomprise et de perdre ma confiance. J'ai aimé cette peur comme j'ai aimé cet instant de fusion et d'infini partage entre nous, un instant parmi tant d'autres, tant d'autres...
Et puis, il y a eu le plaisir... celui qu'il me semble maintenant ne jamais avoir connu auparavant. Un plaisir subtil et fragile mais grandiose. Celui que tu as découvert en moi. Celui que tu as réussi à faire éclore, à faire grandir, à sublimer, à apprivoiser, à t'approprier. Ce plaisir découvert et offert avec tant d'amour pour la première fois, avec tellement d'audace et de fierté. Jamais personne n'y était parvenu ainsi avant toi, jamais. Pour la première fois je me suis sentie désirée, aimée, belle, femme. Pour la première fois j'aimais sincèrement, pleinement.
En confiance, mes yeux se sont fermés et, dans cet inoubliable vertige de nos sens, j'ai été à toi, à toi seule. J'avais la sensation d'être totalement libre, libérée... et puis celle, paradoxale, d'être sous ta protection, sous ta tendre emprise, de m'en remettre à toi, corps et âme, de me soustraire à mes maux, à mes choix, pour me laisser aller complètement au gré de nos émois, au vent de nos ébats. Une sensation magique de délivrance et d'appartenance...
Publié par Je, tu,... elles à 10:10:54 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (2) | Permaliens
Toutes ces histoires que tu savais si bien me raconter... du bout de ta voix sensuelle, puis mutine et amoureuse, du bout de tes lèvres du soir. Des histoires qui parvenaient au creux de moi pour m'enivrer dans une course folle, effrénée, qui me laissaient deviner tes soupirs, tes sourires, tes désirs... Des histoires coquines et câlines pour nous emporter loin, très loin, au bout de nos fantasmes, pour m'endormir quand tu étais loin de mes bras, pour m'éveiller quand tout ton corps n'était que du froid près de moi.
Qu'elles me manquent ces histoires au goût de nous... Celles qu'on a vécu, comme des caprices exaucés, celles qu'on a partagé, comme de folles envolées, celles dont on a rêvé, les yeux pleins d'étoiles et nos corps frissonnants de les évoquer...
Des histoires charnelles et délicates, intimes et fragiles, comme l'éphémère Amour qui nous a succombé, comme le déclin des jours sans tes baisers. Des histoires où tu te racontais pour moi, où tu nous inventais une ronde de délices et de supplices, une ronde de l'amour éternel aux promesses de sincère dévotion, de douce, très douce soumission. Des histoires que j'attendais avec ferveur, pour en emplir mon cœur, pour en troubler mon âme, pour en envoûter mon corps, pour t'offrir, à travers mes soupirs, la volupté de mes émois pour toi, la caresse de mon souffle sur toi, l'envie de les voir devenir Vie pour nous, de ne les vivre qu'avec toi, telles que tu me les avais dépeintes.
Aujourd'hui, je les relis ici et j'en connais les moindres détails, les moindres délices, mais elles n'ont plus ce goût sucré, ce goût défendu de l'amour libertin, de l'amour coquin, que nous partagions toi et moi. Elles n'ont plus la chaleur de ta voix, la tendresse de tes mots. Elles n'ont plus que pour âme le souvenir de ton amour et toute la force que je mets en cet espoir de te retrouver mon Amour...
Publié par Je, tu,... elles à 21:11:29 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (0) | Permaliens
Les jours passent sinistrement et je n'espère que leur fin. J'attends que la nuit me prenne dans ses bras, qu'elle offre à mes rêves ces instants de délice où les élans de nos corps nous emportent toi et moi, toi sur moi, toi en moi...
Je n'attends plus que ça, je n'espère plus que ça. Me retrouver derrière son voile noir, derrière le noir de mes yeux cachés sous leur bandeau, pour m'allonger près de ton rêve, l'enserrer de mes bras câlins et déposer sur ta nuque des baisers en cascade...
Mon Amour, comme j'aimerais que la nuit m'entraîne pour toujours, pour ne plus jamais perdre de vue ton visage plein de tendresse, allongé là, sur l'oreiller tout près du mien... Ton visage, toujours illuminé de cet immense sourire qui me fait fondre, de ces grands yeux si doux qui n'attendent que je m'allonge pour me dévorer et de ce corps déjà nu qui n'a que pour envie de m'enlacer...
Je t'aime.
Publié par Je, tu,... elles à 22:03:13 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (4) | Permaliens
Depuis que tu n'es plus là, je vis comme en léthargie, comme incapable de réagir. Mon corps attend là, inanimé, sans vie, inerte, ivre de tes caresses qu'il ne recevra plus... Il te reste pourtant fidèle, sincère offrande que personne ne reçoit, divine candeur dont personne ne prend soin. Sa bouche est tendue vers d'improbables baisers. Ses mains sont jointes en indécises prières, en un mea culpa que tu n'entendras pas. Ses bras sont tendus en impossible espoir de rencontrer les tiens.
Les jours me semblent durer des années et les nuits des éternités. Tes mots résonnent sans cesse à mes oreilles. Ta voix murmure des « je t'aime » qui transpercent le silence de mes ombres. Tes mains effleurent mon visage avec une tendresse infinie. Tes lèvres viennent cueillir une larme avant qu'elle ne roule sur ton sein et tu m'offres tes bras, pour me protéger de moi-même, pour éloigner ce cauchemar dans lequel je t'attends éperdument, éternellement, passionnément.
Depuis que tu n'es plus là, j'ai en moi un terrible sentiment de ne plus appartenir à personne, d'être vidée même se sens, d'être libre, de cette liberté qui me fait si peur, si mal, de tout cet espace qui ne se voulait peuplé que de toi mais qui n'est plus comblé que de rien, de ces promesses qui ne sont plus que chimères, de ce don de moi, corps et âme, aux silences de ton amour enfui, de ce cœur lié à ton cœur par d'invisibles chaînes qui, maintenant, se traînent à mes pieds, emmurant mon corps nu dans le froid de nos draps déchirés.
Publié par Je, tu,... elles à 20:06:44 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (9) | Permaliens
Avec toi j'ai appris ce qu'aimer signifie réellement.
J'ai appris le goût du toucher, la douceur de ta peau, le satin de tes seins, la soie de tes doigts. J'ai appris qu'avant toi je n'ai jamais aimé autant. J'ai appris qu'après toi il n'y a plus d'amour possible. Tu m'as aimée, tu m'as sublimée, tu m'as donné, tu m'as montré... Montré à quel point il est doux et fier d'aimer une femme, une femme telle que toi. Montré que le plaisir n'existe que s'il n'est partagé, que s'il est offrande, que s'il est tendre, que s'il est retour, que s'il est Amour.
Tu m'as appris à deviner les émois, à percevoir les frissons, à ressentir l'instant des larmes jolies, à pressentir l'émotion des corps endormis. Tu m'as aimée à m'en faire oublier toutes ces nuits d'infortune où je m'étais jetée dans des bras vigoureux pour de sombres réveils. Tu as fait jaillir de moi tous ces reniements du passé, pour les magnifier et les faire tomber en gouttes étoilées au gré de mes envies, ces envies de toi dont je suis maintenant fière et libre et que j'ai aimé toucher du bout des doigts, pour te les offrir à jamais et qu'elles laissent sur ton corps un souvenir au goût sucré de tendresse.
J'ai appris que je m'étais murée dans ce trop long silence et que toi seule a su m'en délivrer, ouvrant grands les rideaux de mes yeux toujours bas, éclairant mon regard apeuré, inconfiant, indécis. Tu m'as ouvert cette voie où je ne vois plus que toi, cette voie de la douceur féminine, de la sensualité câline, cette voie de l'amour interdit, des plaisirs impolis, que j'ai goûtés avec tant d'ivresse et d'infini bonheur, qu'ils se refermeront sur ton corps, accroché à jamais à mes mains, à mon coeur.
J'ai aimé une femme pour la première fois. J'ai aimé autant pour la première fois. J'ai été aimée... pour la première fois.
Je t'aime...
Publié par Je, tu,... elles à 16:03:10 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (20) | Permaliens
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Mon Ange, ton blog est victime de son succès... Tes plus beaux textes se retrouvent chez eux par dizaines... ici, ici ou encore ici et en tant d'ailleurs encore... Je trouve ça moche et bas... pff...
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