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Nos corps enroulés | 13 septembre 2009



C'est étrange comme j'ai encore, sur mes lèvres, le goût de tes baisers et, sur ma peau, le doux frisson de tes mains. Comme si ton corps n'avait cessé de venir s'enrouler autour du mien. Comme s'il n'avait cessé de l'enserrer, de le réconforter, de lui offrir sa chaleur et sa douceur. La douceur de ta peau hâlée qui faisait naître, sous mes doigts, des milliers d'étoiles dans nos yeux et des milliers de "je t'aime" dans nos coeurs...

Publié par Je, tu,... elles à 21:30:33 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (1) |

Les dépravées (2) | 19 août 2009



Au pli de leurs veines délicates, un poinçon rouge, témoin de la luxure extrême, qu'elles s'offrent en cachette, dans des appartements secrets aux allures de boudoirs. L'une est assise sur les genoux de l'autre, jupe relevée, un bras passé tendrement autour de son cou, dévorant des yeux son amante à la main experte qui ne tremble même plus, et cette minuscule aiguille qui appuie, perce, puis pénètre langoureusement sa veine, aspirant un peu de son sang pour recracher en elle l'exceptionnel breuvage qui lui laissera l'empreinte indélébile de sa vicieuse, mais ô combien délicieuse, compagne.
Même si elle ne craint rien, même si elle a toute confiance, son bras se serre et se crispe autour de son cou, sa main empoigne ses cheveux, ses ongles se plantent dans sa joue au fur et à mesure que l'aiguille transperce son bras. Elle est heureuse. Elle est amoureuse. Elle sait qu'elle va partir au paradis avec son amante. Rien qu'elles deux, juste elles deux. Tous ses désirs inassouvis vont subitement renaître, au fil de la chaleur qui irradie tout son corps jusqu'à l'âme.
Grâce à l'infâme cadeau empoisonné de sa maudite amante. Grâce à son sang vicié qui coule maintenant dans ses propres veines. Grâce à leurs vices malsains associés, pour leurs plus grandes joies, pour ne faire plus qu'une.

Totalement déraisonnablement, elles s'autodétruisent au profit de leur plaisir immédiat. Oubliant leurs pudeurs, oubliant leurs sensibilités. Taisant leurs peurs, taisant leurs fragilités. Et c'est en robes du soir et talons hauts, savamment maquillées, parées de leur plus fine lingerie, jambes gainées d'un voile satiné, qu'elles s'injectent l'infecte substance, mélange hybride de cocaïne et cantharide, qui leur permettra d'aller jusqu'au bout de la nuit, d'aller jusqu'aux enfers, satisfaire leur besoin de décupler leurs sensations les plus sensuelles, pour vivre leur amour sauvage et s'abandonner sans retenue à leurs pulsions délurées.
Aux tous premiers effets, les regards se croisent, les lèvres se taisent et se sourient, les robes se retroussent et se froissent, les seins s'endurcissent et se dégagent de leurs bonnets, les déhanchements alors discrets se font plus pressants, trahissant déjà leurs premiers émois, synonymes des multiples jouissances qu'elles allaient ressentir en leurs ventres comme des tortures inouïes puisqu'elles resteraient stériles de tout orgasme.
Puis, subitement, elles se jettent l'une sur l'autre, comme de furieuses furies, s'étreignant violemment, empoignant leurs fesses, leurs poitrines, s'embrassant à pleines bouches, à en perdre haleine, se serrant à n'en plus pouvoir respirer, roulant à terre enlacées dans un corps à corps effréné. Une terrible ivresse, un tourbillon des sens voluptueusement amer, qui les transportera jusqu'au petit matin, totalement nues, échevelées, épuisées, leurs sueurs perlant à leurs paupières alourdies, leurs salives mêlées inondant leurs mentons, leurs cheveux maculant leurs joues, rougies d'avoir mis tant d'ardeurs à tenter par tous les moyens de se libérer du plaisir sans toutefois y parvenir.

Ce ne sera qu'au lendemain qu'elles enfanteront l'orgasme, en un éclair foudroyant au creux de leurs ventres noués de souffrances, en une merveilleuse délivrance dans la douleur de l'avoir tant espéré, tant attendu. Leurs cris déchireront le silence. Leurs jambes, pressées sur leur intimité, auront bien du mal à se décroiser, voulant retenir au maximum l'ultime souvenir de leur nuit de débauche, du délicieux voyage qu'elles se sont offert ensemble tout contre les nuages.

Publié par Je, tu,... elles à 22:30:26 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (12) |

Les dépravées (1) | 18 août 2009



Les dépravées s'éveillent à peine, languissantes, de leur nuit de cristal, que déjà leurs mains se cherchent et se fouillent, fébriles sous leurs robes retroussées haut sur leurs cuisses. Leurs regards troubles, affolés, vicieux se lançant des défis de tous genres, des défis de cauchemars, des défis de déviances. Leurs déhanchements sordides, lascifs, prennent de l'amplitude. Leurs jambes ouvertes s'offrent un partage exquis, teinté de débauches et d'envies. L'envie fulgurante de se donner du plaisir, seules, une à une, tour à tour, ensemble.
L'une enflamme l'autre, l'autre embrase l'une. Elles ne connaissent ni honte ni remord, ni peur ni douleur. Elles sont sœurs de vices, sœurs de supplices. Fières de leurs dévergondages, fières de la complexité, de la complicité que, seules, elles savent lire, interpréter et réclamer dans le regard l'une de l'autre.
Sans équivoque, elles se provoquent, se joutent, se jouent, se shootent, s'en foutent, de tout... Il n'y a plus qu'elles deux qui comptent. Quoi qu'elles décident, elles sont perdues. Elles se sont données, abandonnées, puis oubliées, ensemble, enserrées de leurs bras de tendresse, emmurées dans leur prison de poisons. Celui qui coule dans leurs veines et inonde leurs neurones déjà viciés.

Leurs mains innocentes, en apparence seulement, s'agitent sous le tissu de leurs robes légères et fleuries. Leurs jambes, haut croisées, sont étroitement serrées, comme pour enfermer leur propre plaisir à l'intérieur de leurs ventres gonflés de désirs. Le crissement de la soie de leurs bas se mêle aux gémissements qui s'échappent de leurs lèvres entrouvertes. Le vice est dans leurs peaux comme autant de frissons qui les parcourent insidieusement. L'une répond à tous les désirs de l'autre. L'autre correspond à tous les fantasmes de l'une. Elles se sont trouvées, elles se sont aimées, elles se sont égarées.
Les délices divins qu'elles s'infligent et qu'elles seules savent attiser de mille feux, de mille jeux malsains donnent à leurs caresses un goût de venin et de fiel, une odeur de toxine et de miel, parmi les effluves de leurs parfums raffinés et de leurs liqueurs unies.

Tantôt debout, tantôt assises, tantôt à genoux, tantôt soumises, elles se caressent à n'en plus finir, jour et nuit, insolentes, indolentes. Elles font vibrer leurs corps, sous le silence des tentures et leurs chevauchées fantastiques ne sont que luxures et drogues dures. La recherche du plaisir, toujours plus intense, est devenue leur quête, leur passion, leur guérison, leur addiction.
Deux toxicos jumelles, belles à en pleurer, aux âmes sombres et perverties.
Deux vicieuses dépravées, délurées qui se tentent et se testent, en permanence, qui s'aiment comme elles se détestent, qui s'affolent comme elles s'affriolent, qui s'adorent comme elles s'endorment, dans les bras l'une de l'autre, repues de leurs amours troubles.
Deux salopes aux regards de braise, faites pour se dépraver ensemble, un peu plus chaque jour, jusqu'à leur si délicieuse perdition.
Deux cœurs qui battent à l'unisson, d'un même frisson, d'une même addiction.
Deux alcooliques de l'amour, aux bas souillés de leurs sécrétions sucrées, aux ventres torturés de leurs jouissances répétées, aux pupilles dilatées de larmes frelatées.
Deux débauchées, comme deux enfants impures, qui se tiennent par la main au-dessus du vide, pour y sauter ensemble, leurs regards éperdus de folie plongés l'un dans l'autre, leurs bras qui s'entourent et se protègent mutuellement.
Deux femmes qui s'envoient en l'air comme elles s'aiment...

'A suivre...)

Publié par Je, tu,... elles à 21:50:22 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (0) |

Des nuits de "Je t'aime" | 13 août 2009



Il y a déjà un moment que tu es partie maintenant... et pourtant tu remplis encore mon coeur à 100%... Tu prends toute la place, je te porte en moi jours et nuits, comme un amour impossible à quitter, à oublier, à regretter, à regarder s'éloigner. Tes mains, tes doigts, ta bouche, tes lèvres, tes jambes, tes seins, tout ton corps est en moi, sur moi... mais plus à moi...

Quand, la nuit, dans mes rêves les plus sensibles et les plus doux, ta bouche vient prendre la mienne, mon corps est parcouru de frissons impalpables et de larmes invisibles. La douceur de tes seins vient caresser les miens et m'enferme aussitôt dans la bulle que nous avions créee, la bulle qui m'isole du reste du monde, pour me maintenir serrée contre toi, jusqu'à notre au-delà...
Quand, dans ma nuit toute peuplée de toi, ton corps vient s'enrouler autour du mien et que je sens ton souffle paisible sur ma nuque, tes cheveux sur ma joue, tes bras rassurants autour de moi, je prie pour entendre à nouveau tes "je t'aime"...

Publié par Je, tu,... elles à 19:57:46 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (4) |

Tes lèvres pour recueillir mes soupirs | 28 juillet 2009



Mon Amour, chaque nuit je rêve encore de tes mains sur moi, elles viennent m'enlacer et la douce torture qu'elles me font subir me rappelle combien je t'aime, combien elles me manquent.
J'aimerais tes lèvres pour recueillir mes soupirs.
J'aimerais ta fièvre pour embraser mes désirs.
J'aimerais ton corps pour protéger le mien d'autres mains.
J'aimerais que tu sois là, blottie contre moi et que, de nos salives mêlées, naissent de nouveaux émois...

Publié par Je, tu,... elles à 14:31:59 dans ♀♀ Mots de Coquine | Commentaires (7) |

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Rendre à César

Mon Ange, ton blog est victime de son succès... Tes plus beaux textes se retrouvent chez eux par dizaines... ici, ici ou encore ici et en tant d'ailleurs encore... Je trouve ça moche et bas... pff...
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