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Tewfik Farès qui signa le commentaire du film "Home" de l’académicien et ambassadeur de l’ONU Yann Arthus-Bertrand est né en 1937 à Bordj-Bou-Arréridj (Algérie).
Dans une petite maison accolée à la zaouia dite du "KOUACHI", l’une des grandes associations et institutions de bienfaissance et de savoir, de la région qui fait porte de la Kabylie, du sud et de l'est, il a pris son envol pour une vie remplie d'art. Dans l’une des pièces y attenante, il perçoit les premières lueurs de la vie, un message de lumière. Après des études supérieures à la Sorbonne, il revient en Algérie.
Parce qu’il est issu d’une famille qui est elle-même une légende vivante parmi les mémorables et populaires gestes qui marquent et éclairent d’une empreinte indélébile tous ce qui peut être pensé et a été fait au sein de la population de la ville de Bordj-Bou-Arréridj, avec un rayonnement sur l’ensemble du pays.
Cette fabuleuse « Zaouia », fondée par le père Farès dit Al-Kouachi, mérite une enquête, sinon un reportage de l’intéressé lui-même. D’ores et déjà, je peux dire avec une grande évidence que cette institution est un monument pour l’émancipation des humains, tant pour la manière égalitaire qu’elle a décliné que pour la manière vivante et rigoureuse d’inspiration socialiste. Elle joua un rôle éminent pour la libération de l’humain et puis pour l’indépendance du pays, Algérie, du joug colonial. Peut-être aucune autre « zaouia » algérienne n’a aussi bien porté son statut tant par les enfants qu’elle a mis au monde que l’orientation qu’elle s’est faite du combat pour la justice sociale et la liberté. Le premier pas de Tewfik Farès est un acte littéraire, en publiant chez Julliard en 1962 « Le Dernier chant ». Un recueil de poésie qui résonne comme un appel sincère pour tourner la page de l’histoire du combat libérateur et passer à l’hymne de reconstruction. Avec le même timbre, il récidive en en 1989 avec « EMPREINTES DE SILENCES » Comme journaliste, il collabore à quelques 200 journaux d’actualités et à une cinquantaine de documentaires pour le cinéma. Métier qu’il aborda en 1963 dans la presse filmée. Delà il est attiré par le 7ème art. Et avec une aptitude inégalée, il vient de signer avecISABELLE DELANOY et YANN ARTHUS-BERTRAND, la grande œuvre cinématographique, de ce dernier qui est à la fois membre de l’académie française et Ambassadeur de l’ONU pour l’environnement, « Home », sorti le 5 juin au niveau mondial avec 24 langues et dans environ 100 pays.
en 1989 (L’Harmattan). Un message que l’intitulé porte grandement.
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Pour le cinéma, il commença par écrire en 1967 l’haletant et merveilleux scénario du film « LE VENT DES AURÈS », de Mohamed-Lakhdar Hamina et qui obtint (Prix de la Première œuvre - Cannes et lePrix du Meilleur scénario - Moscou). Puis il écrit et réalise,LES HORS LA LOI
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(1969) auquel il donne le ton cinématographique le plus abouti, au point qu’on a vu le western algérien. « LE RETOUR » et « GÉNÉRATION DE LA GUERRE » (1970), sont pour la télévision comme un questionnement à la mémoire historique. A M.L. Hamina, une seconde fois, il donne le texte de « CHRONIQUES DES ANNÉES DE BRAISE » le film algérien qui eut la Palme d’or -
Cannes 1975.
Producteur et réalisateur, il conçoit l’émission hebdomadaire « MOSAÏQUE » (90mn) sur FR3, qui est la première ouverture sur l’immigration maghrébine en France. Cette émission, diffusée chaque dimanche matin, sous sa direction a donné 800 heures de programmes. Devant la grande réussite, il en assure la coordination de la rédaction de 1977 à 1987. Il produit et réalise plus de la moitié de son contenu. Style d’ailleurs qu’il reprend plus avec « OPÉRATION TÉLÉCITÉ ».
On lui dit aussi de grandes enquêtes : « LE MOUTON DANS LA BAIGNOIRE » (75mn) pour ANTENNE 2 (1984), en collaboration avec Laurent Joffrin et Éric Favereau, qui a pour sujet « Laïd Al-Adha » (La fête du mouton) en France. A ce sujet il faut noter qu’outre une dénonciation des conditions dans lesquelles se déroule cette tradition musulmane, il a apporté un éclairage vivant sur la communauté dont il relève. Avec « IL EST ENCORE LOIN LE PRINTEMPS », série de 3 fois 1h (FR3, 1984), il soulève la vie dans les prisons lyonnaises.
En collaborant au magazine européen ALICE (FR3), il signe divers portraits de créateurs. Et avec Allain Bougrain-Dubourg à l’émission ANIMALIA (FRANCE 2) pour laquelle il réalise plusieurs documentaires dont LA ROUTE DU SEL (45 mn - 1991), PROMENADE AU MUSÉUM (45 mn -1992) et L’ARCHE DU MUSÉUM(45 mn).
TF1 lui confie la réalisation du film sur la vie du personnage le plus populaire de France, « L’ABBÉ PIERRE, OU LA COLÈRE DE L’AMOUR. » Ainsi que celui consacré à JEAN-PAUL II (diffusion en avril 2005) et enfin « LES ANNÉES REAGAN » (diffusion en mai 2004). Des portraits d’une heure chacun qui marquent à jamais le genre.
Continuant de sa verve prolifique, il produit et réalise pour FRANCE 2 en 1991, 1992 et 1993, « LES NUITS DU RAMADAN ». Puis en 1994 CARAVANE DE NUIT avec notamment un documentaire de 52’ sur TOMBOUCTOU, et en 1995 LA NUIT DE LA DESTINÉE, soit au total 15 soirées de 1h45mn enregistrées en public et animées par Frédéric Mitterrand. Il réalise en 1995 « LES LUMIÈRES DE LA ZONE » - 52’ (ARTE), soirée thématique consacrée aux problèmes de la banlieue. Il convient de préciser que par le titre, nous sommes loin des appréhensions dont fait l’objet le ghetto en Fance. « LES PORTUGAISES ENSABLÉES », portrait d’un groupe de rock français pour le magazine européen ALICE (FRANCE 3 SUD). « HISTOIRES D’OCCITANIE », Festival des Musiques Occitanes de Montpellier 1995 (FRANCE 3).
En 1998, il réalise un « CERCLE DE MINUIT - SPÉCIAL RAMADAN » (1h45) pour FRANCE 2, ainsi que les documentaires « OPÉRATION TÉLÉCITÉ » (26’ - FRANCE 3 Paris Ile-de-France/Alizé Productions), et « HURACA » (26’ - coproduction franco-espagnole évoquant le naufrage de deux galions de la Couronne d’Espagne en 1724 - On Line Productions)
En 1999, il est producteur-réalisateur des « NUITS DU RAMADAN » (FRANCE 3) : soirée enregistrée en public aux Docks du sud à Marseille (90 mn). La même année, il crée et produit « OPÉRATION TÉLÉCITÉ », série hebdomadaire de 40 émissions de 26’ qui permet à des jeunes de 15 à 24 ans de s’exprimer à la télévision sur des sujets qu’ils proposent et qu’ils tournent en collaboration avec des professionnels qui les forment. (FRANCE 3 Paris Ile-de-France/Alizé Productions). L’émission comptera 36 numéros en 2000. En 2001, elle s’ouvre à la région Nord Pas-de-Calais Picardie (2 séries de 36 numéros, puis de 30 numéros en 2002). En 2003, la Normandie apporte une troisième série (30 numéros).
2002 : Scénario, réalisation et textes de ANDRÉ MAGINOT (2 x 26mn) : « Portrait d’André Maginot et évocation de la Ligne Maginot » (coproduction FRANCE 3 Lorraine Champagne-Ardenne/Alizé Productions), premier d’une série intitulée « TERRE D’HISTOIRE », consacrée aux grandes figures de la Lorraine.
En 2003, il est l’auteur du documentaire « L’ADIEU AU CHARBON », coproduction FRANCE 3 Lorraine Champagne Ardenne/Sentinelle productions, à l’occasion de la fermeture prévue cette année-là des mines de charbon de Lorraine.
Publié par argotheme à 19:34:15 dans Actualités, analyses, polémiques, scoop, insolites | Commentaires (0) | Permaliens
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« Home » le dernier film de l’académicien français et ambassadeur de l’ONU Yann Arthus-Bertrand sortira, sur et avec tous les supports, le 5 juin 2009 avec des spécificités inédites en matière de diffusion. 73 pays et 23 langues se joindront à Mexico où sera commémorée la journée mondiale du PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement.
Grâce aux producteurs Denis carot (Elzevir Films) et Luc Besson (Europacorp) et au financement de François-Henri Pinault du groupe PPR, le film de Yann Arthus-Bertrand, à but non lucratif, sortira officiellement le 5 juin à Mexico dans le cadre des célébrations officielles du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Et sa diffusion, le même jour, ratisse large sur le surface de la Terre…
Une première dans l’histoire des médias et du 7ème art, « Home » de Yann Arthus-Bertrand qui sortira le 5 juin 2009 à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le sera simultanément sous et sur tous les supports existants : Internet, CD, télévision et salles, avec sa disponibilité dans 70 pays et dans 23 langues.
Loin d’être un simple projet économique commun, les bénéfices de cette réalisation cinématographique, comme le répète si bien le photographe réalisateur, sont le nombre de personnes qui le verront pour être sensibilisés aux idées de sauvegarde de la Terre, que les recettes qu’il fera.
En effet l’expérience qui l’a précédé, d’avoir tenté de faire une salve sur tous les moyens de diffusion et en désobéissance à la chronologie d’exploitation, est le film « Buble » du cinéaste américain David Soderberg en 2006. Ce fut un échec, les rigides canons de l’économie n’ont pas fléchies… La règle est toute intransigeante : le cinéma d’abord, puis la vidéo, ensuite Internet et enfin la télévision payante à laquelle suivra aussi la gratuite. Cette une noble cause pliera-t-elle enfin le roseau, sans le briser ?
Comme jamais, à ce jour, dans l’histoire de l’humanité une telle prouesse n’a été tentée en matière d’arts audiovisuels. Cette œuvre bouleverse l’ordre établi que cela agace les comptables et autres productivistes qui font de la matière culturelle un simple business. Son entière gratuité remet en cause bien des considérations, même si on essai risque et provoque d’amoindrir son exemplarité. A l’heure où en France le débat autour de la loi sur les téléchargements fait rage et mobilise tant la classe politique que les créateurs, elle survient comme une révolution. Qui dit mieux ?
Il va sans dire que la réticence des exploitants de salles, attachés et soumis par l’ordre des choses à la rentabilité, n’a pas encore pleinement cédée. A l’heure où nous mettons sous presse ce sujet, il n’y a que l’attente et les démarches pour qu’ils participent à une cause comme il n’y a point de plus noble et juste. Mais l’initiateur ne perd pas espoir de les convaincre, du moins de persuader nombreux à la distribution de « Home » au moins pendant la journée du 5 juin. L’idée se propage, finalement tanpis pour les crédules et les mornes, le peuple reconnaîtra les siens. Et puisque le film le sera donné gracieusement, une réduction de 50% sur le coût des places est souhaitable. Quant au prix du CD, qui sera disponible dans les FNAC ainsi que d’autres réseaux, il ne dépassera pas 5 €.
Dans tous les genres, ce film consacré à la question de l’environnement que tout être conscient, comme l’humain, considère comme cruciale et commune aux êtres terriens, est une perle qui sert d’idéal à la réflexion sur, outre les messages de grandes valeurs humanistes, l’accès aux œuvres artistiques. Tant d’abord et surtout parce que « Home » se rapporte à l’univers premier : la planète Terre qui héberge nombreux et variés habitants. Parmi lesquels l’homme s’apparente comme le plus, tirant profits, néfaste à son propre destin et aux autres espèces qui le côtoient.
« Le message porté par ce film est extrêmement important car il met en évidence la question de la survie. Nous avons besoin de plateformes accessibles et puissantes comme YouTube et Google Maps pour toucher le plus grand nombre », a déclaré Yann Arthus-Bertrand, réalisateur et producteur du film Home.
{{{Bande annonce du film
Home © Non disponible
Quatre chaînes YouTube en français, anglais, espagnol et allemand, permettent de découvrir le making-of du film. Des clips, extraits du long-métrage de 90 minutes et des interviews approfondies, sont aussi dans la promotion et déjà visibles. Google Maps s’associe au projet en lançant cinq cartes thématiques, pour permettre au public, entre autres, de soutenir le film et sa cause. Les internautes accèdent ainsi plus facilement aux lieux de projection du film.
Du genre documentaire commenté par des voix off, le film a mobilisé bénévolement nombreuses tonalités et pour différentes langues. Celle de Jacques Gamblin est pour la version cinéma, de Yann Arthus-Bertrand pour la télévision française (car nombreuses dont la chaîne Al-Jazeera, entre autres, prennent part), de Glenn Glose en anglais et Salma Hayek en espagnol.
Déjà membre de l’académie française, Yann Arthus-Bertrand vient d’être nommé ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations-Unis pour l’Environnement. Pour son « Home », il a été financé de 10 millions d’€ par François-Henri Pinault et pour la coproduction il a été soutenu par Denis Carot Luc Besson.
Publié par argotheme à 23:49:05 dans Actualités, analyses, polémiques, scoop, insolites | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.
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2 séquences vidéo dans cet article, extraits du film -->
Et comme nombreux lecteurs ont réagi à cet article, aussi bien des algériens que des amoureux de ce pays, notre offre un montage vidéo de BELLES IMAGES D'ALGERIE.à la fin de cet article
On croyait la « sur-glorification » de la guerre d'Algérie était le propre des catégories rentières qui ont des dividendes dans le système qui dirige le pays depuis l'indépendance. Mais il n'y a pas qu'elles, qui se composent d'anciens moujahids maquisards et leurs descendants encore plus voraces en matière de rapine, bien des donneurs de leçons tablent sur le même idolâtre béat. Jouissant de position de puissance, les mettant en continuelles chamaillades entre prédateurs dans le partage du gâteau, ces « kleptocrates » soutiennent de concert à la fois les lectures et les écritures populistes de cette mémoire combien fraîche et douloureuse.
Katiba :
Si un jour l'Histoire de l'action armée qu'a présidée le FLN mériterait d'être constructive, elle peut admettre les critiques qui lui prodigueraient, quand elle est revisitée, les palliatifs qui préserveraient son honorable rang, sa bonne et juste cause ainsi que sa place distinguée dans toutes les gestes contemporaines des décolonisations. Appréhender avec dédain tels des dégâts collatéraux ou de dérives circonstancielles toutes les violences inexplicables que renferme la tâche historique qui a libéré le pays, nuirait davantage à sa bonne réputation. Et métamorphose cette dernière, depuis qu'une démocratie surveillée par l'islamisme et les connivences dont il l'aval au sein du système indécrottable d'un parti unique pervertissant le sigle de la mémoire collective « FLN », de celle toute faite pour le vénérable symbole à celle ternie et dévoyée par bien des secrets et non-dits cachés par le passé et toutes les étroitesses voilées d'un présent agité.
Les regards lucides doivent aborder d'ors-et-déjà, comme souvent nous donne à les voir l'historien et acteur de cette mémoire Mohamed harbi, les malheurs connus pour que surgissent avec moins de fracas ceux plus malsains et même inhumains tus à jamais. Comme le rôle joué par un certain groupe de « Oujda », la liquidation en règle de la pluralité, perçu comme un revers idéologique, connue au sein du 1èr GPRA (Gouvernement Provisoire) ou dans les rangs de l'ALN (Armée de Libération Nationale) et d'autres dualités entre personnes qui sont à l'origine de plusieurs scandaleux règlements de compte entre chefs centraux et locaux, ne sont que temporairement sous boisseau, puisque leur jour viendra pour que la vérité censée et présidée de droiture réintègre l'acquiescement qui lui est dû.
Toutes les affaires du massacre de « Melouza », des morts suspectes de grands leaders comme Abane Ramdane ou Krim Belkacem, de celle dite de la « Bleuite », du refoulement expéditif des jeunes étudiants qui ont désiré rejoindre les maquis avant mai 1956, des massacres sans moindre distinction qu'ont subi les éléments du MNA de Messali El-Hadj, des envois au charbon ou des tueries envers les militants communistes algériens qui étaient dans les rangs de l'ALN et tant d'autres sujets qu'on citent sur les bouts des lèvres, sont disparues officiellement de tous rappels aussi bien par les historiens du sérail que par d'autres intéressements comme les émissions de télé et le cinéma.
Chanson espagnole chantée par une oranaise
Alors que bien plus graves thèmes comme « le comment et le pourquoi » de l'existence d'une si forte communauté de plus de 200 000 harkis seuls à avoir embarqués avant ou après l'indépendance ce qui est proportionnellement à la population algérienne de l'époque et aux autres partants bien moindre à la réalité, des plus de 1,2 millions de pieds-noirs à avoir plier bagages et des massacres qui ont poussé les revanchards du côté de l'OAS et des réveillés à la dernière qui ont commis les pires sévices sur les anciens collabos... Tous ces sujets restent à citer, à commenter, à vérifier et à soulever puisque les cycles d'exaltation se sont épuisés au service d'une fin icarienne que d'une propulsion, le suicide que l'envol. L'Algérie se cloitre, s'autodétruit et s'embourbe dans les cycles resurgissant au gré des fastes revenus et camouflets que lui rapportent l'énergie pétrolifère, mais ne trouve pas l'harmonie stabilisante d'abord avant une voie de développement irréversible. A se demander pourquoi ? Et pour une large part, la mémoire est dévergondée car dépourvue de projections porteuses de modernité.
C'est dans cette approche que s'inscrit le dernier film de Jean-Pierre Lledo au titre évocateur: Algérie, histoire à ne pas dire. Dernier de sa «Trilogie d'exil », par laquelle il se donne la délicate peine de fouiller les normes de la citoyenneté dans un pays, sien et auquel il se reconnaît pleinement, qui a recouvert sa souveraineté sans admettre que les siens sont diversifiés, multiculturels et pluriethnique. Autour de ce film bien des remous continuent, de riposter pour préserver les positions acquises, de secouer un cocotier dont l'enracinement est miné d'une acclimatation qui n'est pas sienne. Parce que remuer un couteau dans une plaie qui tarde à se cicatriser tant au niveau de l'ex. métropole, où les relents coloniaux croient encore à une mission civilisatrice malgré les violences et les ségrégations, qu'au niveau algérien, où le complexe du colonisé offre un paradigme de victimologie partagée entre un esprit de vengeance vis-à-vis de l'ex. occupant et un incommensurable besoin de légitimité pour la dictature populiste, en place et sur le point de se convertir en une féodalité, n'est pas l'introduire dans une sinécure.
A bien regarder l'apport de toute l'œuvre de ce cinéaste, le questionnement de l'Algérie multiethnique est avancé, tel un projet sociétal. Et il n'y a peut-être pas dans le gotha des réalisateurs algériens, un tel regard enrichissant à plus d'un titre parce que parcouru et imprégné d'une distanciation utile pour capter des visions moins mécaniques que celles de vouloir apprendre l'Histoire aux générations montantes en leurs inculquant une plate simplicité de l'héroïsme avant des perceptions critiques et constructives. Ainsi globalement la modernité souffre d'une pathologie allergisante, notamment au niveau des tendances de gauche surtout, parce que le capitalisme trouve dans ce qui est « le monde moderne » ses intérêts dans la robotique et beaucoup d'autres atouts de l'avancée du savoir. Sur le plan sociologique et qui concerne l'Algérie, la formation d'une société ouverte sur la pluralité ethnique est plus posée que jamais.
La mémoire à ne pas révéler... éclate chaque à la face de chaque algérien qui ne sait toujours pas où de quoi sera fait demain et que peuvent bien être les paramètres et les contours de sa personnalité ? Elle n'est certainement pas uniquement un plat de couscous et un mélodieux chant berbère. Deux aspects que j'ai saisis après la projection du jeudi 8 mai 2008, sur invitation du manifeste des libertés, quand la première question a été posée à J.P. Lledo : « Pourquoi un tel film ? » Une interrogation, première dans la série de l'inspection idéologique et du comité de censure, que veut bien dire le film ? Et le film souffre encore, depuis la fin de l'année 2007 où son dernier clap a été fait, du mi-chemin entre censuré pas du tout...
Notre montage vidéo, BELLES IMAGES D'ALGERIE... Eloignez votre écran pour améliorer la qualité.
Publié par argotheme à 00:51:10 dans Actualités, analyses, polémiques, scoop, insolites | Commentaires (2) | Permaliens
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